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26/08/2012

La tempérance , source d’indépendance et de liberté

Hydra_by_Ruth_Tay.jpgTous les philosophes et les religieux reviennent sur cette notion qui mérite une définition : »modération, vertu qui modère les passions et les désirs et surtout les désirs sensuels, modération dans le boire et le manger, retenue, sobriété, vertu « . Ses antonymes sont tout aussi intéressants « alcoolisme, excès, immodération ». De nos jours, on peut pointer les lieux de l’intempérance : Télévision, nourriture, alcool, drogue, internet, consommation à outrance. Tout ce qui nous sert peut se transformer contre nous, à l’excès.

 Gardons la notion de vertu et sa notion de courage, de force et de prudence.  Une discipline s’impose pour ne pas se laisser déborder par les « envies » dont on pourrait devenir esclaves. Car il s’agit de cela, ce qui doit être bon pour nous  à dose variable, se retourne contre nous lorsqu’on les veut en excès. On finit par courir après elles et au lieu de nous nourrir, elles nous creusent de désir toujours plus grand et insatiable. Car l’excès est insatiable, on en voudra encore et davantage. Et nous voilà transformés en esclaves, à courir après ce qui ne nous apportera plus satisfaction, mais encore cette course effrenée pourrait nous amener à  souffrir, à l’insatisfaction, parfois à la mort.  Un désir éternellement inassouvi qui creuse notre propre tombe.

 Maîtriser ses désirs, c’est maîtriser sa vie, lui donner un cours dirigé par sa propre volonté.  Cela demande du courage, de la persévérance, une lutte incessante contre nos désirs frénétiques qui nous éloignent de la sérénité, du calme, de la paix intérieure. On n’écoute plus les autres, on observe moins bien, on est dans le besoin de combler ce tonneau des Danaïdes qui nous aspire entièrement, plus on le remplit, plus il se vide. Ce qui devait nous apporter du plaisir, devient cause de souffrance et d’insatisfaction.

 

Dès lors, pourquoi ne pas apprendre à se contenter, à se satisfaire, à jouir déjà profondément de ce que l’on a ?  L’intempérance finit par faire des victimes, d’abord soi, puis l’entourage proche et parfois une nation entière lorsqu’une élite vit dans une frénésie aveugle. La tempérance est bien source de sagesse vis-à-vis de soi et des autres.  Elle est morale, car elle sous-entend qu’on en laissera davantage aux autres. Un cocaïnomane dépendant mettra tout son argent et son temps à chercher sa drogue et à consommer. Il ne reste plus rien pour son entourage et surtout plus d’attention, il est en mode auto-centré, piégé à l’intérieur de ses désirs inassouvis.  Il en va de même pour toute les dépendances, elle nous exclut des autres et du monde qui nous entoure.

 

La frénésie de consommation semble nourrie par un système qui ne met plus en doute les dangers d’une intempérance flagrante et dont on voit les effets pervers non seulement pour les humains, mais pour la nature et notre environnement. Aucun publicitaire ne met en avant la jouissance de ce que vous possédez déjà, mais vous invite à la compulsion d’achat aussi addictive qu’une drogue et d’accumuler, puis jetter et recommencer ad infinitum.

 

Notre conscience, espèce de phare interne nous montre les signes avant-coureurs de la catastrophe dans notre tunnel sombre tapissé de désirs et d’aliénation.  faut-il encore l’écouter ? Chacun sait quel cours, il donne à sa vie. Et c’est étonnant de voir combien les « aliénés » attachés à l’objet insaisissable de leur désir nie leur dépendance, ignore la petite voix de leur conscience. Parqu’il va bien falloir du courage pour mettre un terme à cette course démoniaque, s’arrêter et accepter de s’écouter, car la question première qui doit être posée avec lucidité s’impose.

Pourquoi suis-je dépendant ? Pourquoi cette course impossible aussi folle que prétendre vouloir cueillir le vent ? Pourquoi me suis-je mis dans cette situation qui en réalité m’insatisfait, me rend anxieux par la peur de manquer. Pourquoi suis-je devenu esclave de mes désirs ?

 

Se poser la question c’est déjà y répondre. La source profonde du mal est ailleurs que dans l’objet de la dépendance, ou dans la dépendance elle-même. Il faut creuser dans la causalité, nous n’avons là que les effets  d’un mal contourné, évité, incompris. On ne devient pas dépendant par accident, par hasard.

Chercher les racines du mal est une façon de les traiter. Ne travailler sur les effets de la dépendance, ne fait que la déplacer vers un ailleurs tout aussi douloureux. On entend souvent dire, il a arrêté de se droguer, mais maintenant, il boit. Elle a arrêté de fumer, elle achète dorénavant, ainsi de suite. Le mal non traité à la racine, se déplace, il navigue de façon sournoise, hydre à mille têtes, on en coupe une et une autre repousse aussitôt.  Même Hercule a dû s’y prende à plusieurs fois, tuer l’hydre faisait partie de ses douze travaux, pour ce faire, il fallait vaincre le mal en le touchant au centre de la tête. Cette légende mythologique trouve profondément sa signification sous l’angle de la dépendance, c’est au cœur qu’il faut la trouver pour la tuer et s’assurer qu’une autre tête n’apparaisse pas, voire une autre dépendance.

 

Pourquoi ? La question est essentielle, elle place l’être au cœur de sa propre existence, il cherche enfin à savoir où et comment il se situer au sein de sa propre existence.

 

La réponse réside dans le sens que l’on donne à sa vie, le manque de sens stimule les parcours de dépendance, le sens à sa vie donne un tracé très clair que l’on suit comme un sentier qui nous épargne les précipices de tous côtés.

 

Quel sens donner à sa vie permet de comprendre quel parcours on s’est choisi, le chemin de la liberté ou les pentes qui nous engloutissent et nous détruisent.

 

L’étape d’après est nécessaire, s’est-on donner les moyens de donner un sens à sa vie ? A-t-on reçu les outils qui nous indiquent le tracé du sens susceptible de nous porter. La morale, assurément est une lumière qui nous montre une partie du chemin. On sait profondément, intuitivement, grâce à notre intelligence sensible ce qui est bon de ce qui est mauvais, réapprendre à s’écouter et sentir vibrer en soi cette voix de la conscience qui ,  elle, sait et nous dire ce qui est bon pour nous et mauvais. Une espèce de maïeutique, on sait tout mais on a oublié. 

 

L’attention que l’on porte sur soi et sur notre environnement nous rappelle nos aspirations profondes : le calme, l’harmonie, la générosité avec soi et les autres. Etre attentif permet d’entendre et sentir ce souffle de l’intérieur qui nous pousse sur les chemins de la sagesse. Et ceci est une des réponse au bonheur, jouir de l’instant présent durant lequel on est en accord avec soi-même. Traversé par ce souffle vital, on se contente et on se satisfait.

 

Parce qu’il s’agit aussi de courir après le bonheur, à travers les jouissances effrénées, Courir après, et ne pas le sentir pleinement dans les moments de contentement.

 

 La tempérance se résume bien dans le fait de se contenter pour jouir pleinement de l’instant présent.

 

 

 

 

 

 

27/06/2012

LA PETITION MERCK SERONO- EMPECHEZ LA FERMETURE DE MERCK SERONO

1250 personnes au chômage, délocalisation sauvage. Nous sommes tous concernés. 

 

Signez la pétition et faites-la circuler 

http://www.avaaz.org/fr/petition/Empechez_la_fermeture_de...

 

 

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU

27/04/2012

Merck- Serono - « La question est de savoir si l'on veut devenir un industriel, ou riche » dixit feu Fabio Bertarelli

 

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Lorsqu'on perd tous repères, il est toujours bon de faire appel à la sagesse des anciens d'autant plus lorsque cet ancien porte l'illustre nom de Fabio Bertarelli (paix à son âme) , l'Industriel , père du fils Ernesto dit Le Riche.

Pour mémoire Serono appartenait à la famille Bertarelli depuis trois générations ; Fabio qui succède à Pietro, puis Ernesto à Fabio et ce jusqu'à la vente historique de 2006 à Merck. Un beau coup à 16 milliards et qui annonçait vraisemblablement la catastrophe à laquelle nous assistons, aujourd'hui, et qu'on pourrait sans risque intituler chronique d'une mort annoncée mettant en péril le gagne-pain de 1'250 personnes.



Revenons à la célèbre phrase de Fabio Bertarelli, certainement visionnaire avant l'heure et qui a surtout compris que soit on investit dans l'industrie et les gens qui la font vivre, soit on vise l'argent au détriment et de l'industrie et des personnes qui en vivent . D'un côté, la dynamique de vie, le mouvement, l'espoir, la solidarité, la fierté du travail accompli, les projets d'avenir à l'horizon. De l'autre, une dynamique mortifère, des billets qui s'accumulent, de l'argent qui ne passent plus d'une main à l'autre, mais d'une action à l'autre, cet argent qui était un moyen de communication entre les hommes et qui leur permettaient de survivre n'est plus que l'expression autiste de riches qui se sont enfermés dans leur ghetto de façon quasi pathologique ; un lieu d'enfermement toujours plus étroit et dont les effets nauséabonds se font ressentir à l'ensemble de l'humanité. Le diagnostic est posé !



Un père industriel qui menait un navire dans lequel on conduisait des hommes et des femmes vers des conditions de vie décente, une dignité au travail. La génération d'après, un riche qui lui ne tire que sur les ficelles d'un petit voilier en solo en s'observant, content de lui et de ses exploits. 

Il paraît que le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre, le riche Ernesto finira-t-il à l'image de son père par redevenir un industriel qui aujourd'hui a le devoir de sortir Genève, la ville choisie par son père, de la situation intenable dans laquelle il l'a plongée.

Les employés de Merck-Serono n'ont plus à payer pour des incapables qui ne veulent pas être des industriels mais juste s'enrichir sur le dos des autres, ces autres ; des hommes et des femmes, des pères et mères de famille qui payeront non seulement de leur poche mais de leur vie.

Fabio Bertarelli, merci pour la leçon et que votre fils l'entende aussi et la comprenne surtout !